Jour 10 : Craco


Etant photographe à mes heures perdues, j’avais trouvé sur le net, l’histoire du village de Craco abandonné suite à des glissements de terrain et au vu des photos sur le net, il y avait matière.
C’est situé en Basilicate près de Pisticci.
Pour aller jusque-là, la route passe par Metaponte où était établi un comptoir grec. Il subsiste quelques colonnades ainsi qu’un site archéologique mais qui n’était ouvert qu’à partir de 14H.
Comme on n’avait pas le temps d’attendre, on a décidé avant de partir pour Craco, de visiter le musée de la ville. Il y a pas mal d’objets de l’époque très bien conservés/restaurés qui permettent d’admirer le savoir faire de ces lointains ancêtres. Le coût du billet est vraiment dérisoire (5 € avec entrée au site archéologique).

Après cette visite culturelle, on reprend la route pour Craco. Le village est situé sur un éperon rocheux auquel on accède via deux routes assez sinueuses style montagne.
Le paysage aux alentours est déjà en soi très particulier. Peu de végétaux mais beaucoup de nuances de couleurs ocres avec quelques vallons ci et là. C’est aride mais joli malgré tout.
Une fois sur place, la silhouette de l’ancienne basilique s’impose au milieu des bâtiments effondrés.
C’est un peu apocalyptique et glauque mais si certains n’y verront qu’un tas de ruines, d’autres y verront un endroit très romantique et photogénique.
Le réflex crépite de toute part tant ce site dégage une ambiance particulière.
On n’y accède pas en solitaire, il faut obligatoirement être accompagné d’un guide. Les visites sont uniquement en Italien ou anglais. Pour les horaires, c’est environ toutes les heures mais la présence d’un guide en anglais m’a l’air assez aléatoire.
On démarre la visite au pied du village abandonné (en face d’un food truck si il est là…), mais il faut s’enregistrer et payer 300 à 400 M plus bas. Le préposé ne parle pas anglais et par conséquent, ce n’est pas toujours évident.
A 14H00, on démarre la visite en se coiffant d’un magnifique casque jaune de chantier du plus bel effet et qui gardera votre tête en ébullition tout au long de votre visite.
Le guide explique en Italien, la saga de ce village que tous les habitants ont dû quitter suite à une fracture du sous-sol qui a provoqué l’éboulement de la plupart des bâtiments. Ils ont été relogés dans la plaine, mais si vous passez par-là, vous comprendrez le traumatisme des gens ayant vécu sur les hauteurs avec une vue magnifique et qui se retrouvent dans un village de fortune au milieu d’une plaine morne comme Waterloo. On ne visite que 5 à 10 % du village dont l’ancienne basilique ainsi que l’ancienne tour du château. De là, on a une vue splendide sur les environs et on peut même apercevoir Pisticci qu’on n’a pu visiter par manque de temps.













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